Nyth dans sa bulle*

ce que j'invente pour occuper mes heures!

07 novembre 2005

Atelier d'écriture...

En 20 min
Au départ; un foulard bleu et un oeuf posé au milieu... quand l'animatrice casse l'oeuf au milieu de l'exercice!

"Ça fait d'abord penser à une vague sur laquelle flotterait un oeuf.
Forcément c'est un oeuf sur un foulard,
Là je casse ton rêve.
Alors oublie ça, je recommence.

Ce serait une île d'albâtre
Au coeur de larmes turquoises,
D'une lune aussi bleue qu'une orange.

L'île, de courbes et de sable,
Serait changeante sous les vagues,
Chaque grain dessinant de nouvelles plages.

"Oui mais le foulard, est-ce qu'il bouge?"

"Ce n'est pas un foulard, c'est une mer te dis-je!"

Au gré des flots, les rayons d'une étoile
Colorent d'oeil de chat et d'agate les écumes tranquilles.

En secret, c'est une légende tu sais,
Chaque vague s'échouant sur l'île
Est en amour avec celle-ci.

Elles caressent sa peau de lait,
Chantent sur son ventre rond
Et annoncent un nouveau regard au monde.

"Est-ce une maman - Oui, c'est une mère.
Écoute plutôt la suite!"

Le jour est arrivé;
L'eau tintinnabule comme un oiseau,
Chaque grain conciliabule,

L'île vibre de toute son âme...
Et là, dans le couchant d'un poisson lune,
Des pétales d'albâtre naît une dune.

Or, ocre, jaune, orange...
Flamme parmi la neige;
L'oeuf est maman et le foulard est père."

28 Avril 2oo5

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22 octobre 2005

Encens

Un peu d'exotisme...

Défilent corsets et bas de soie
Aux déshabillés chinois…
L’Indochine en nous se noie ;
La transparence va de soi.

Sous les voiles pourpres elle larmoie,
Se froisse et s’effile sous les toits.
Tu la perçois et la tutoie,
Elle, tentatrice de tes émois.

Le tissu diaphane chatoie,
Dessine mes formes et reçoit
Tes doigts, longues caresses en soi,
Qui badinent mais restent courtois.

Seuls, le charme se conçoit,
Soit il glisse et te laisse pantois
Soit il saoule et me livre à toi
Brûlant mais jamais ne déçoit.

20 février 2002

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21 octobre 2005

Un point c'est tout

Petits jeux de mots

Sans plus de points de repères,
Je suis sur le point de faire
Une juste mise au point
Sur de notre histoire sans plus espoir.

Ainsi au point du jour,
On est au point de non-retour,
Tu mets le point final
Aux suspensions de notre passion.

Tu sais à point nommé,
Le point de départ dévié,
Donner ce coup de poing
Au cœur ouvert qui t’est offert.

Couverte de points de suture,
Mon point de vue reste sûr
Que je suis le point d’eau
Où tu reviendras pas à pas.

Aussi dors à poings fermés,
Tu n’es point de côté :
Sache que je suis au point
Pour ce qui est de compter les points.

24 janvier 2002

skydoll_soleil_3

Commentaires

1. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:05, par Newg :: site

Mon esprit reste en suspension...

2. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:18, par souviens toi :: site

Cela s'appelle une mise au point trés poètique..point suspension,point final.....point de détail mais point sur les..i..trés joli commentaire..

Posté par Nyth à 17:13 - *Plumes en vol* - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2005

Bulle de Papillon

Un peu de légèreté...

Bulle de soi suspendue à toi
S’irise et scintille à la voix,
Palpite en son cœur comme un rêve,
Un papillon s’éveille, t’achève.

Coule en son âme un doux pétale
De rose écarlate, de santal
Qui parfume les ailes de mon être
Pour esquisser les mots d’une lettre.

Elle s’adresse à tes mains, tes doigts
Qui caressent et lisent mon émoi,
Parcourent la peau de mes pensées
Et inventent secrets et baisers.

Comme une bulle tu t’envoles vers moi,
Eclos sur mes lèvres en éclats
Te peins sur les courbes de mon corps…
Papillon voyage et t’endors.
13 décembre 2000

Commentaires

1. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:10, par Newg :: site

Comme les papillons, les rêves sont éphémères... alors continue pour nous faire rêver de plus en plus et que nos aspirations deviennent réalités.

Posté par Nyth à 17:13 - *Plumes en vol* - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2005

Nuit Blanche

Sous l'encre noire de ma plume...

L’insomnie guette et les pensées s’épuisent.
Tu tournes et soupires à mesure que l’ennui s’installe,
Et… tes yeux s’ouvrent sur l’obscurité
Eclairée d’une présence féminine à tes côtés.

Je dors et me livre à mes songes.
Mais dans mon abandon les draps ont glissé
Ainsi je me dévoile à toi, offerte à ton regard
Qui me lit du front aux frontières des hanches.

Une lente respiration soulève ma chaude nudité ;
Ton regard s’allume à cette innocente tentation.
Sur l’oreiller fleurissent des boucles amazones
Dont une plus sauvage cascade vers la source de ma féminité.

Rebelle, la rondeur de mes seins te défie
Par leur blancheur qui illumine la pénombre.
Ton pouls s’accélère dans les profondeurs de tes chairs
Comme ta plainte muette s’enfle à mon silence.

Dans un geste d’inconscience, ma main se pose
Nonchalante au creux de mon ventre,
Lui-m^me découvert dans une séduction extrême
Suggérant, bien qu’avec pudeur, les plaisirs cachés.

Alors, en proie à un fulgurant désir,
Tu déposes un baiser sur mes lèvres entrouvertes.
Mais pour ne pas toucher mon paisible sommeil,
Tu t’en retournes, seul, à ta nuit blanche et cruelle.

1 mai 2001

aspen_2051

Commentaires

1. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:19, par Newg :: site

Tu sais, il dégage quelque chose. Je n'arrive pas à l'expliquer. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est l'un de mes préférés.

PS : très beau le dessin d'Aspen.

2. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:25, par souviens toi

Trés joli texte..caressant les mots avec magie..et subtilité...sourire

Posté par Nyth à 17:04 - *Plumes en vol* - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2005

ton soleil contre mon ombre

Clair-Obscure...

Mes yeux redessinent ton front, tes cils, ta joue, le contour de ta bouche…
Le soleil est dans l’ombre et je me dore sous son trône vacant.
Le monde tourne autour de toi, mais tu l’ignores comme tu peux m’ignorer :
Ton regard tournesol ne voit que par le soleil et celui-ci s’est couché sans m’emporter.
Alors je reste aussi invisible que ton cœur de brume sans phare ni sirène.
Et mes lèvres reparcourent le dessin de mes yeux et mon corps n’a plus de volonté.
Reine des nuits, mon ombre se faufile entre tes bras et tu ne connaîtras que moi jusqu’au matin ;
A cet instant, tes pupilles s’enivreront de la chaude lumière et éblouies,
Elles oublieront mon image jusqu’au prochain crépuscule.

Juin 1999

05

Posté par Nyth à 17:01 - *Plumes en vol* - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2005

Le sage

Un homme veille...

Sur le paradis terrestre
Veille un lutin de cristal,
En robe et manteau de hêtre,
Chaussant sabots de santal.

La pesanteur y est légère,
Ainsi voguant sur un nuage,
Et traversant mille et une ères,
Pour faune et flore chantonne le sage.

L’astre du jour tient son regard
Comme le firmament son esprit,
Le sang aux couleurs des miroirs
Colore son cœur d’un bleu de nuit.

Au soir, du haut d’une étoile,
Converse avec Dame Lune
Ce tout petit être d’opale
Qui, seul, fleurit sa tête brune.

D’un berceau de constellations,
Mais ne dormant que d’un œil,
Avec d’une mère l’attention
Il berce ce monde d’un doux recueil.

1999

Commentaires

1. Le jeudi 20 octobre 2005 à 14:12, par etoile25

joli poeme plein de sensibilite !! es tu reveur ou????
j'aimerais te relire

2. Le vendredi 21 octobre 2005 à 13:30, par Ti'Bou

Ouaip!! L'est bien charmant, ce piti poème!! ;o)
plein de gross pensées!

3. Le samedi 22 octobre 2005 à 18:22, par Newg :: site

Ce qui me plaît dans un poême (ou un roman, voir une nouvelle) c'est que des images arrivent dans ma tête.

Posté par Nyth à 17:00 - *Plumes en vol* - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2005

Tango

Laissez-vous portez par la danse...

Un son. Un pas. Le tango ; ce lien entre amants.
Le rythme grave et sourd reprend celui du sang,
Il bat dans les veines d’une gorge, dans l’ourlet des lèvres,
S’empare des corps, marionnettes ranimées par la sève.

Les regards se touchent, s’enlacent, le reste s’oublie.
Chavire le décor, seule la musique survit.
La partition langoureuse compose les danseurs.
Les notes arrachent les soupirs, leurs silences. Chaleur.

Les doigts murmurent les plis de la robe légère,
S’agrippent aux balancements des hanches qui se laissent faire.
Suave, l’errance des paumes éveille le creux des reins,
Coule l’envie sur les ventres et cambre le dos d’airain.

Les jambes s’enroulent, se joignent les bustes, les yeux sont clos.
Tangue la houle de l’étreinte sur le même tempo.
Le désir gronde sous les peaux couvertes de sueur…
Un geste ; l’étoffe délivre une sublime impudeur.

Liaison des langues au contact des lèvres entrouvertes.
Les mains ravagent les tissus, s’insinuent, alertes,
Dans les failles du plaisir et la mesure s’emballe,
S’égarent les pulsions, place au langage animal.

Le tango assène sa magie noire et charnelle,
Ses crescendo alimentent ces mélanges fusionnels.
L’écho sonde leurs plaintes, palpite sous les baisers,
Forge l’élan des bassins, en assume les piqués.

Combustion épidermique, harmonie des mouvements,
Les silhouettes se tordent en fantasmes violemment.
Le piano plaque ses derniers accords ; fulgurance…
Et lentement les corps s’essoufflent, s’achève la danse.

24 février-1 mars 2002

Commentaires

1. Le jeudi 13 octobre 2005 à 20:33, par Newg :: site

Très beau. J'aime beaucoup. En lisant, je m'imaginais cette danse dans ma tête.

Posté par Nyth à 16:58 - *Plumes en vol* - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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